La Tour Vauban

 

               
 

 

 

 

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Les Fortifications de Vauban, dont la Tour Dorée
de Camaret sur Mer
inscrites au patrimoine mondial de l'UNESCO le 7 juillet 2008

Lundi 7 juillet 2008, le comité du patrimoine mondial a décidé d'inscrire les Fortifications de Vauban sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco. Douze sites sont retenus parmi lesquels la Tour Dorée de Camaret sur Mer (plus connue sous le nom de Tour Vauban pour les Camarétois).

Cette reconnaissance internationale est le fruit de 4 années intensives de travail. Généralement, les sites présentent leur candidature après 10 années de travail alors que le Réseau des Sites Majeurs de Vauban a proposé sa candidature à l'Etat français après trois ans de travail.

En 2003, la ville de Besançon décide de présenter Vauban au patrimoine mondial. Après réflexion, une candidature en réseau pour évoquer toutes les facettes du génie de Vauban semble préférable. En 2004, Nicolas Faucherre,expert français des fortifications, est alors missionné pour étudier les sites construits par le célèbre ingénieur. Dans un premier temps neuf sites sont sélectionnés, puis 14.

Le 5 janvier 2007, l'Etat français choisi de présenter l'oeuvre de Vauban au patrimoine mondial. A partir de cette date, l'instruction du dossier se déroule sur 18 mois durant lesquels un plan de gestion, de conservation et de développement durable est réalisé. Il présente les restaurations à venir et un projet culturel de territoire à court, moyen et long terme (30 ans). Les experts de l'ICOMOS (conseil international des monuments et des sites) étudient le Réseau des Sites Majeurs de Vauban en août et septembre 2007. L'expert de nationalité Belge se déplace à Camaret le 21 septembre.

Pourquoi la Tour Vauban ?

Parmi les forts à la mer à batterie basse et tour de gorge construits par Vauban, seule la Tour Vauban avait su garder son authenticité et son intégrité grâce à les restaurations de qualité. Pour la réfection de l'enduit, l'entreprise Goavec-Pitrey de Brasparts a recherché pendant trois mois les matériaux adéquats et a travaillé selon les méthodes de l'ingénieur afin d'être le plus proche de l'enduit original. Dès septembre 2008, la tour entre dans une novuelle phase de travaux avec la restauration de l'escarpe et la contre-escarpe. Second aspect important, elle est liée historiquement avec Vauban par la bataille du 28 juin 1964 appelée également la bataille de Trez Rouz. Vauban était à deux lieues de Camaret, de l'autre côté du Goulet de Brest. Sur 12 sites retenues par l'Unesco, Camaret est le le seul qui a vu la présence de Vauban au moment d'une bataille. Des écrits de l'ingénieur du roi sur la Bataille de Trez Rouz ont été conservés.

Érigée près de la chapelle Notre Dame de Rocamadour, à l'extrémité du sillon qui protège le port de Camaret, à l'entrée de la presqu'île de Crozon, la Tour Vauban fait partie d'un complexe stratégique destiné à défendre la rade de Brest contre les invasions ennemies et les corsaires. Construite sous la direction de l'ingénieur Jean-Pierre Traverse, la tour, de 18 mètres de haut sous toiture, comporte quatre niveaux : un sous-sol, un rez-de-chaussée et deux étages. Au sous-sol, accessible par une trappe, étaient entreposées vivres et poudre. Les étages supérieurs, desservis par un escalier à vis, abritaient le corps de garde et des logements. Hexagonale, la tour était percée pour sa défense de créneaux de mousqueterie de type archère. Ses angles d'attaques aigus permettaient de dévier les projectiles. Sa couleur ocre, due à l'enduit à base de brique pilée qui la recouvre, lui vaut également le nom de Tour Dorée.
La tour est flanquée d'une batterie basse semi-circulaire à larges embrasures de onze canons et d'un corps de garde défensif. Un deuxième corps de garde occupait l'emplacement du four à boulets construit ultérieurement. Un pont-levis à flèches donnait accès à l'emprise et une passerelle à la tour.
En juin 1694, la tour, qui n'est pas encore achevée, subit son premier assaut par les Anglo-Hollandais de la Ligue d'Augsbourg qui veulent prendre le contrôle de la rade de Brest. La tour n'est alors armée que de neuf canons et de trois mortiers mais démontre l'efficacité de son système défensif. Débarqués devant Camaret, sur la plage de Trez Rouz, les quelque 1 500 hommes de la coalition sont en quelques heures mis en déroute, subissant de lourdes pertes.

A l'extrémité, la Tour Vauban est une batterie édifiée par Vauban en 1689 pour parer à un débarquement des Anglo-Hollandais en cette fin du XVIIème siècle. Le 18 juin 1694, ce complexe défensif prouva son efficacité en permettant de repousser une escadre de 147 bateaux venue débarquer ses troupes sur la plage de Trez Rouz. La Bretagne fut ainsi sauvée d'une invasion visant le cœur de la France. En face s'activent les chantiers de réparation navale autour du slip-way. Tous les alentours jusqu'à la pointe de Pen Hir regorgent de nombreux vestiges de fortifications dont celles du fameux Mur de l'Atlantique de 1940.

                                                

 



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